Informations sur la grippe aviaire
Description des services
Responsabilité en matière de signalement des oiseaux morts
Les services vétérinaires compétents sont les destinataires des signalements d'oiseaux morts ou malades (oiseaux sauvages et volailles domestiques). La découverte d’un oiseau mort dans les champs ou en forêt fait partie des événements normaux de la vie ; ce n’est que lorsque plusieurs oiseaux sont retrouvés morts au même endroit qu’il est judicieux d’en informer le service vétérinaire.
Comportement à adopter en cas de suspicion de grippe aviaire (chez l'animal et chez l'homme)
En cas de suspicion de grippe aviaire chez les oiseaux sauvages et la volaille domestique, il convient d'en informer immédiatement les services vétérinaires compétents.
Il ne faut jamais toucher les animaux morts sans gants ou sans un sac en plastique enfilé sur la main.
Il convient d'empêcher les chiens et les chats d'accéder aux oiseaux malades ou morts. Aucun cas de maladie n'a été signalé chez ces animaux à ce jour, mais ils peuvent contribuer à la propagation de l'agent pathogène.
L'infection a commencé chez les oiseaux aquatiques sauvages de la côte de la mer Baltique et du lac de Constance. Le virus serait probablement arrivé chez nous avec les oiseaux migrateurs, avant de contaminer les oiseaux indigènes. Les oiseaux qui survivent à la maladie développent des anticorps et ne présentent alors plus aucun danger.
Danger pour les animaux (volaille domestique)
La responsabilité des volailles de basse-cour incombe à leur détenteur ; en cas de suspicion d'épizootie, celui-ci doit en informer les services vétérinaires. Il est soumis aux dispositions du règlement relatif à la peste aviaire.
La volaille domestique est exposée à un risque dès lors qu'il y a des contacts directs (les oiseaux sauvages se nourrissent aux côtés de la volaille domestique) ou indirects, par transmission notamment par les fèces et les plumes, entre la volaille sauvage et la volaille domestique.
Toutes les espèces de volailles domestiques, à l'exception des pigeons, risquent d'être infectées par le virus H5N8. Chez les oiseaux sauvages, ce sont d'abord les canards et les oies qui ont été touchés, mais le virus est désormais également détecté chez les mouettes et les rapaces, car ceux-ci se sont nourris d'animaux morts.
Aucun cas de la maladie n'a été constaté à ce jour chez les mammifères.
Danger pour les personnes
Aucun cas d'infection humaine par le virus H5N8 actuel n'a été constaté à ce jour et aucun cas n'a encore été signalé dans le monde. Le risque pour l'homme est donc considéré comme faible. Néanmoins, toutes les mesures d’hygiène et de biosécurité doivent être strictement respectées lors de la manipulation d’oiseaux, de volailles et de viande de volaille, car les volailles peuvent également être porteuses d’autres agents pathogènes.
Mesures préventives
Les éleveurs de volailles peuvent protéger leurs animaux en évitant tout contact avec les oiseaux sauvages, tant pour eux-mêmes que pour leurs animaux. L'Institut Friedrich-Loeffler (FLI) a publié une fiche d'information contenant des conseils sur les mesures d'hygiène à respecter, dont la lecture est recommandée à tous les éleveurs de volailles.
Les éleveurs de volailles sont soumis aux dispositions du règlement relatif à la peste aviaire, ainsi qu’au règlement d’urgence du ministère fédéral de l’Agriculture (BMEL) du 18 novembre 2016. Ce règlement s'adresse expressément aux éleveurs de volailles possédant moins de 1 000 animaux. Il exige que les poulaillers soient sécurisés afin d'empêcher tout accès par des personnes non autorisées et impose à l'éleveur de porter des vêtements de protection réservés exclusivement à l'intérieur du poulailler.
Pour l'instant, il est déconseillé de laisser les chiens et les chats entrer dans les poulaillers.
Manipulation de la viande de volaille
La viande provenant d'animaux malades ou suspectés d'être infectés n'est pas mise sur le marché, mais est éliminée de manière à ne présenter aucun risque.
Mais même la viande de volaille provenant d'animaux en bonne santé peut être contaminée par des agents pathogènes bactériens ou viraux. C'est pourquoi il convient de toujours respecter les mesures d'hygiène habituelles lors de la préparation de la viande de volaille : celle-ci doit notamment être préparée séparément des autres denrées alimentaires et être cuite à cœur. Les ustensiles (par exemple, assiettes, couteaux, planches à découper) qui ont été en contact avec de la viande de volaille crue doivent être lavés et séchés avant d’être utilisés pour d’autres aliments.
Le ministère fédéral de l'Agriculture (BMEL) et l'Institut Friedrich-Loeffler (FLI) mettent à disposition des informations détaillées sur leurs sites Internet.
Une carte indiquant les foyers de grippe aviaire est mise à jour en permanence. Vous y trouverez également la fiche d'information destinée aux éleveurs de volaille ainsi qu'une évaluation des risques.
Base juridique